L’addiction à la cocaïne est un important problème de santé publique dont le traitement est difficile.
Des études antérieures ont montré que la STMr centrée sur le cortex préfrontal dorsolatéral pouvait être un potentiel traitement prometteur dans l’addiction à la cocaïne.

Les auteurs se sont ici intéressés à la STMr du cortex préfrontal médial et cingulaire dans l’addiction à la cocaïne.

Pour se faire, 18 patients atteints d’addiction à la cocaïne ont été randomisés en 3 groupes: l’un avec des séances de STMr à haute fréquence (10 hertz), un second avec des séances de STMr basse fréquence (1 hertz) et enfin une oú la STMr était simulée.
A 3 différents moments: avant les séance de SMTr, après 1 semaine de SMTr, et après 3 semaines, un choix était proposé aux patients: une prise de cocaïne fumée ou de l’argent.

Les patients du groupe haute fréquence ont choisis, après 3 semaines de SMTr, et de manière significative, moins souvent la cocaïne que dans les autres groupes.

Les point forts de cette étude sont la bonne randomisation des 3 groupes et le fait que les patients ne présentent qu’une seule pathologie sur l’axe I du DSM, limitant les facteurs de confusion.
Cependant, l’échantillon est faible, et seulement constitué d’hommes afro américains.

La conclusion de l’étude est que la SMTr à haute fréquence durant 3 semaines, centrée sur le cortex préfrontal médial et cingulaire, pourrait être un traitement de l’addiction à la cocaïne.
Mais pour pouvoir étendre cette conclusion, il faudrait faire une étude de même style avec un échantillon plus grand et comprenant des femmes.

Antoine Levadoux

Médecin interne, Service d'addictologie

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